“Le pays qui a le plus aimé le jeu AGROCHALLENGES c’est le Japon”

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Rencontre et échange sur le jeu de l'agroécologie AGROCHALLENGES avec Opaline Lysiak, jeune professeur d'agronomie, après son tour du monde de l'agroécologie à la rencontre des agriculteurs et étudiants

Catégories: Non classé Étiquettes: Agrochallenges , Agroécologie , Danemark , Japon , Nouvelle-Zélande , Opaline Lysiak , Pologne , République tchèque , Roumanie

Pourquoi souhaitais-tu amener le jeu AGROCHALLENGES dans ton tour du monde ?

 Le jeu AGROCHALLENGES questionne ce qu’estl’agroécologie. Quelles sont les visions de chacun sur ce concept un peu fourretout que nous avons du mal à définir. Mon projet de voyage était de rencontrer des agriculteurs et de leur expliquer pourquoi ils font de l’agroécologie et comment ils la mettent en œuvre dans leur contexte. Comment se situent–ils ? Sont-ils « débutants » ou non. Le jeu permet de croiser les regards sur différents styles d’agricultures dans un pays ou dans différents pays. Si des jeunes français vont en voyage au Japon et qu’il stravaillent et échangent avec des jeunes futurs agriculteurs japonais ils vont se rendre compte qu’au Japon on parle peu de l’agroécologie. On parle d’agriculture durable, d’agriculture biologique. On se rend compte que par exemple certaines techniques sont peu utilisées (ex : les bandes enherbées ou l’agroforesterie qui sont peu ou pas développées dans certains pays). Ça permet de voir qu’en France on a une boîte à outil avec l’agroécologie qui n’est pas la même ailleurs.

Le jeu a été pensé dans un contexte français (INRA,Enseignement agricole). Comment a-t-il fonctionné dans d’autres pays ?

La grande partie des cartes fonctionnait. Le pays qui a le plus aimé le jeu c’est le Japon parce qu’ils aiment bien ce genre de mise en situation sympa. J’ai joué dans le small farmer college (petit lycée agricole pour adultes non issus du milieu agricole qui repartent sur un nouveau projet professionnel) et ils étaient excités par le fait d’utiliser AGROCHALLENGES. Ils se sont rendu compte qu’il y avait plein de cartes (techniques agroécologiques) qui ne pensaient pas pouvoir utiliser sur leur ferme. Donc cela permet à des agriculteurs d’autres pays de s’inspirer des techniques quel’on met en œuvre en France. Et j’espère qu’un jour il y aura un AGROCHALLENGES en japonais et que ce jeu continuera de voyager.

Test d’AGROCHALLENGES au Small Farmer College

Il existe différents modes de jeu. Lesquels as-tu choisi pour tes tests et échanges ?

J’utilisais les mêmes modes de jeu avec les étudiants et les professionnels (ex AGROMIND, AGROFUN). Parfois j’utilisais le jeu comme vitrine de ce que l’on faisait en France. L’exercice de la traduction était parfois difficile. Par exemple en polonais  le terme de culture intermédiaire était difficile à faire comprendre dans un pays où les couverts végétaux se développent très très peu. Ils utilisent le terme d’engrais vert mais qui n’est pas vraiment équivalent.

Dans quels pays as-tu testé le jeu ?

En Pologne, en République tchèque, en Roumanie, en Nouvelle Zélande,au Japon et je l’ai laissé au Danemark à une enseignante pour le traduire en danois.

As-tu découvert des pratiques dans ton tour du monde qui auraient méritées de figurer dans le jeu AGROCHALLENGES ?

Il n’y avait pas de manque flagrant. Après, c’est la boîte à outil technique. Il faudrait peut-être développer la partie boîte à outil humaine avec des comportements à adopter comme la créativité, l’ouverture sur l’autre,savoir écouter, se poser les bonnes questions, être flexible.

Que nous conseilles-tu pour la suite ?

Le jeu est très bien comme cela. Les versions en langues étrangères peuvent être utiles pour les élèves et profs qui voyagent comme je l’ai fait.

Plus d’infos sur les projets d’Opaline : https://opalinelysiak.wixsite.com/website

Pour commander le jeu et découvrir les utilisations possibles et les versions disponibles en langues étrangères : https://red.educagri.fr/agrochallenges/

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