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L’association Lafi Bala présente ses nombreux projets d’éducation à la citoyenneté avec des classes de lycée

Le festival de films documentaires ALIMENTERRE piloté au niveau national par le CFSI (Comité Français pour la Solidarité Internationale) se tient chaque année du 15 octobre au 30 novembre depuis 2007. Des milliers d’événements sont proposés dans 600 communes de France et 12 pays autour d’une sélection annuelle de 8 films documentaires offrant un autre regard sur le monde et les dérives de notre système alimentaire mondialisé. Le festival ALIMENTERRE part à la rencontre de celles et ceux qui s’engagent pour une alimentation durable et solidaire, ici et dans le monde.

Sur plus de 1 300 événements à l’échelle globale l’an passé, plus de la moitié ont été organisés en milieu scolaire : projections-débats, ateliers, marchés, conférences…  Cela peut prendre de multiples formes et s’inscrire dans un projet qui court sur l’année scolaire. Un tel succès ne pourrait voir le jour sans le concours d’enseignant·es impliqué·es qui articulent les projections avec leurs référentiels.

Sur notre territoire d’Est Occitanie (ex région Languedoc-Roussillon) où l’association Lafi Bala est coordinatrice régionale depuis la création du festival, 1000 jeunes ont « vécus » le festival. Le film est un support intéressant pour sensibiliser à nos thématiques. Images et sons permettent d’aborder des sujets, parfois complexes, de façon concrète. Adapté à une société de l’image où les écrans prennent de plus en plus de place, nous nous informons en majorité par ce biais. Voir, entendre, prendre le temps de cheminer dans une histoire… Le film est un outil idéal pour s’imprégner de la vie des autres, en particulier sur des réalités qui se passent à l’autre bout du monde, ceci est un objectif important dans le travail de l’association.

Zoom sur un projet …

A titre d’exemple, nous avons organisé plusieurs séquences d’animations en direction d’une classe de terminales ES du Lycée Jean Monet de Montpellier autour du film l’empire de l’or rouge de Jean Baptiste Mallet, faisant partie de la sélection 2018. Des confins de la Chine à l’Italie, de la Californie au Ghana, Jean-Baptiste Malet a mené une enquête inédite sur l’industrie de la tomate transformée. Il a rencontré traders, cueilleur·ses, entrepreneur·ses, paysan·nes, généticien·nes, industriel·les.

L’objectif des professeures d’économie et d’histoire était que les élèves acquièrent des connaissances sur ce sujet et organisent et animent une projection débat de ce film auprès de 60 élèves du lycée.

Nous sommes donc intervenues sur une première séance dans le but de doter les élèves de connaissances sur notre système alimentaire globalisé afin qu’il·elles puissent ensuite voir le film enrichi·es de notions et de concepts fondamentaux. Nous avons donc joué au « jeu de la ficelle » (http://www.quinoa.be/je-minforme-3/outils-pedagogiques/jeu-de-la-ficelle/), jeu interactif qui permet de représenter par une ficelle les liens, implications et impacts de nos choix de consommation. Cela offre un éclairage sur les relations entre le contenu de l’assiette moyenne et diverses problématiques comme la qualité de l’eau, la dette extérieure d’un pays du Sud, la malnutrition, le réchauffement climatique ou les conditions de travail d’un·e ouvrier·ère au Costa Rica. Cette première intervention s’est clôturée par un débat mouvant sur la thématique, afin que les jeunes étayent leur opinion et travaillent leur argumentation sur le sujet mais qu’il·elles entrevoient aussi une première forme d’animation de débat.

La seconde séance a commencé par la projection du film, suivie d’échanges et d’éclaircissement sur cette filière tomate. Ont ensuite été présentées aux élèves diverses formes de débat (boule de neige, world café). S’en est suivi un échange sur la posture de l’animateur·rice et les clés pour un débat réussi.

La classe a donc mis en pratique ces apprentissages auprès de leur pair·es la semaine suivante. Elle a animé, après la projection, un moment d’échange avec leurs camarades, suivi d’un débat mouvant avec des items créés avec leurs enseignantes.

Ce déroulé et cette mise en situation ont permis à cette classe d’aborder, par le jeu, des concepts qu’ils·elles étudieront en économie durant leur année de terminale, d’aiguiser leur point de vue et leur capacité à débattre, à animer.

Nous avons également animé une séquence pédagogique auprès de 5èmes du lycée La Gardiole à Gigean co-créé avec l’enseignante de SVT pour suivre le film Cousin comme cochon, de Mathurin Peschet. Son constat, sa région abritant près de 3 millions d’habitants produit près de 14 millions de porcs par an, mais on ne les voit pas… Après un court débat, les élèves, via un jeu d’enquête que nous avions conçu pour l’occasion, ont retracé la vie d’un porc en élevage conventionnel et biologique. Une  séquence de lecture d’emballages leur a permis de se questionner sur la traçabilité, l’ultra transformation, les diverses filières sur le marché, les labels. Nous avons terminé notre après-midi par une dégustation de jambon cuit à la couleur bien particulière, sans nitrites.

 

Les jeux, compléments incontournables de projets réussis….

Lafi Bala conçoit et édite des outils pédagogiques qu’elle anime, en particulier des jeux de rôle. Le jeu permet de se mettre à la place de « l’autre » pour mieux le comprendre.
Comprendre le point de vue de l’autre pour se forger le sien. Favoriser l’apprentissage par les pair·es est une méthode que l’on affectionne car elle permet une modification du rapport de l’apprenant·e au savoir, elle favorise également l’émergence des savoirs informels, c’est un partage qui renforce également les modalités de collaboration et la confiance en soi.

Chaque année, nous établissons et diffusons une liste d’outils pédagogiques (photolangages, jeux de rôle, jeux de plateau, mises en situation…), dont une majorité en libre téléchargement pour un accès à tous·tes, pour chaque film de la sélection du festival. Cela afin que les enseignant·es puissent soit introduire la thématique du film en amont ou continuer la réflexion amorcée par le film après projection. Nous nous tenons à la disposition des enseignant·es pour co-construire des séquences par le biais du soutien de la région Occitanie. N’hésitez plus !

Caroline & Marie

Animatrice ASSOCIATION LAFI BALA

Coordinatrice régionale Festival AlimenTERRE

Plus d’infos et de contacts : http://www.lafibala.org/


Par ailleurs il peut être intéressant de dire en complément que Le RED et LAFI BALA c’est une riche histoire commune avec de nombreuses collaborations et des liens d’amitié  forts qui perdurent. De nombreux outils d’ECSI et journées événements dans de nombreux lycées agricoles au niveau national ont été suivis et élaborés ensemble : Les jeux de la banane, de la pêche, du cacao, planète alimentation, Tzigani drom……

Enfin, ce type de partenariats (lycée – associations) peuvent être financés dans le cadre de projets soutenus par les collectivités locales (Conseil Régional – projets éducatifspour les lycées) et du dispositif Tandems-solidaires pour certaines régions.





Projections de films du Festival Alimenterre

Projections de films du Festival Alimenterre




Journée spéciale « Alimenterre » entre les BTS ACSE et l’université d’Albi

Visionnage

Les élèves du M2 Gestion Sociale de l’Environnement et Valorisation des Ressources Territoriales ont organisé une projection-débat du film « Faut-il arrêter de manger des animaux ? » de Benoît Bringer à l’occasion du festival AlimenTerre pour les élèves du BTS Analyse et Conduite de systèmes d’exploitation du Lycée agricole de Fonlabour.

Débat

Le débat a tourné autour de l’impact du choix du consommateur puis autour des difficultés que rencontrent les producteurs pour changer de pratiques sur leur exploitation pour finir sur les possibles choix politiques pourvant aider les producteurs à s’orienter vers une agriculture plus durable.

Jeu de rôle

Chaque participant a pioché un rôle au hasard (industriel/parent d’élèves/agriculteur/association). Chaque groupe s’est ensuite réuni pour discuter de leurs arguments afin d’alimenter un débat sur la loi Egalim qui impose un repas végétarien par semaine aux cantines scolaires.
60% des participants ont répondu que l’agroécologie est un outil pour préserver le « vivant » et qu’il doit être favorisé afin de garantir l’avenir de la planète.

AGRO CHALLENGES permet d’acquérir des connaissances et d’être sensibilisé au concept de l’agroécologie, en essayant, seul ou en équipe, d’apporter des solutions (cultures intermédiaires, projets collectifs, association cultures et élevages, légumineuses…) aux problèmes liés à l’agriculture d’aujourd’hui (érosion des sols, perte de la biodiversité, prix agricoles volatils, alimentation ultra transformée…).

Jeu développé en collaboration avec le Réseau éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale de l’enseignement agricole.
Outre l’instruction qu’il apporte, les échanges partagés au sein d’un groupe hétéroclite dans leurs expériences et connaissances en matière d’agroécologie sont particulièrement enrichissants.

Certains participants ont retenu la diversité des solutions et mentionnent la nécessité du partage des connaissances pour répondre à la complexité des enjeux actuels.

78% des participants évoquent des échanges très enrichissants apportant une vision différente, un partage d’expériences et de connaissances instructifs.

Visite de la ferme expérimentale de Fonlabour

Les élèves de Fonlabour nous ont présenté les projets agro-environnementaux mis en place ou en cours de mise en place sur la ferme école de Bellegarde.

La ferme possède une grande retenue d’eau pour l’irrigation des cultures. Une politique de gestion de l’eau est mise en place afin de limiter les pertes et d’optimiser l’arrosage.

Une parcelle va être consacrée à l’agroforesterie. Des arbres viennent d’être plantés afin de favoriser la production d’humus (matière organique) de zones ombragées qui accueilleront par la suite des cultures voire des pâtures.
Un des projets concerne l’installation de haies autour des parcelles. Ces haies vont permettre de limiter l’impact du vent sur les cultures, créer une protection pour le bétail mais surtout abriter un nouvel écosystème.

Afin de limiter l’érosion des sols, mais également d’enrichir celui-ci en matière organique, le lycée de Fonlabour a décidé de mettre en place des couverts végétaux entre deux cultures principales.

Un projet est porté en partie par le groupe La Poste, qui finance la plantation d’arbres afin de favoriser la séquestration carbone sur une parcelle déjà boisée de la ferme. Cette zone servira « d’espace fraîcheur » pour les employés mais également les habitants du village de Bellegarde.

La mise en place d’un pâturage tournant dynamique permet aux vaches de paître sur une grande parcelle divisée sur un laps de temps court, afin d’éviter un piétinement excessif et de favoriser la repousse.

Un projet de développement de la culture de protéine-végétale notamment le pois est en cours afin d’approvisionner le self de l’école.

Le chef d’exploitation de la ferme est venu à la rencontre des élèves afin de résumer et conclure cette journée.
[source : livret réalisé par les étudiants en M2 GSE VRT de l’INU Champollion d’Albi]

 

Livret complet et Photos à découvrir : https://drive.google.com/file/d/1Lk_1i81qTnks_I2IRnaERQ3EoatE2M-N/view?usp=sharing




Projections débats au lycée agricole de Niort

Quinoa, prenez-en de la graine!  » et « Elles sèment le monde de demain » : des grands lacs en Afrique jusqu’au Pérou, deux films qui ont nourri la réflexion des élèves sur les pratiques agricoles et alimentaires dans le monde, en cette semaine de rentrée…

Dans le cadre de l’ESDD, ce jeudi, les classes de Seconde bac pro ont travaillé en ateliers sur nos pratiques alimentaires à partir du film « les cantines scolaires de la région de Dakar ». Quant aux élèves de Première bac pro, suite à la projection du film « faut-il arrêter de manger les animaux ? », ils ont pu écouter les témoignages et débattre avec Cécile Brassac, agricultrice en viande limousine de l’Elevage de la ferme de Chey et Denis Boulenger, directeur de l’exploitation du legta de Melle…

Plusieurs constats ont émergé… Mangeons moins, mieux, local, en circuits courts… Et réfléchissons à nos pratiques alimentaires car « consommer est au quotidien un vrai acte citoyen »!

https://www.elevagefermedechey.fr/




Le Climat dans nos assiettes – projet lauréat du prix Alimenterre 2019 avec la MFR LA PALMA (AUVERGNE RHÔNE-ALPES)

Plus d’infos et étapes du projets :

Concours Le climat dans nos assiettes [pdf.772ko]




EL MUNDO IN BFC

Bulletin à télécharger : newsletter5_Aout2018