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L’étiquette qui gratte

Le concours Réinventer le Monde, initié par l’Agence Française de Développement, est un projet pédagogique pour aborder l’éducation au développement durable et à la solidarité internationale autrement.

Le Podcast créé par les jeunes du club solidarité du Lycée Lucie Aubrac de Mâcon traite le thème du circuit du textile ; la production, la confection et la consommation de vêtements.

Ce thème a été choisi par les lycéens car plusieurs objectifs du développement durable ont été abordés tout au long de l’année grâce aux associations partenaires du club sur le territoire mâconnais comme Artisans du Monde, les amis de Gashora et CCFD Terre Solidaire.

Podcast à écouter en ligne

Un travail collaboratif d’écriture s’est mis en place dès le mois de novembre 2020 entre les jeunes. Puis les répétitions des dialogues, les prises de sons se sont enchaînées. Pour finir par un gros travail de mixage des voix enregistrées, des ambiances et des bruits de fonds.

Une manière originale d’aborder la pauvreté, la consommation responsable et la lutte contre le réchauffement climatique et leurs interactions tout en se questionnant sur ce que l’on peut faire à son échelle pour contribuer à un monde plus juste et durable.


Prix du jury pour les élèves du lycée Lucie Aubrac !

Après une année d’échanges entre les lycéens du club solidarité et les associations Artisans du Monde et CCFD Terre Solidaire, les jeunes ont réalisé avec brio le podcast « L’étiquette qui gratte » qui a reçu le prix du jury lors du concours national « Réinventer le Monde » de l’Agence Française de Développement.

Au travers de cette microfiction basée sur la confection des vêtements, il s’agissait de sensibiliser les jeunes aux objectifs du développement durable tels que la lutte contre la pauvreté, la production soutenable et la consommation responsable. Les élèves ont su mettre en pratique leurs recherches pour des actions de solidarité au sein de l’établissement grâce à l’organisation d’une gratiféria mais aussi la récolte d’articles textiles pour l’association du Pont de Mâcon.

Avec quarante cinq réalisations de collégiens et lycéens de la France entière, le jury, composé de professionnels a trouvé dans ce podcast une originalité pour traiter un sujet grave, une histoire bien écrite, maline et astucieuse.

A l’annonce des résultats l’animatrice du club solidarité du lycée, qui a accompagné les élèves pour ce projet, Karine Boullay a exprimé son émotion pour tout le travail effectué tout au long de l’année en espérant que les effets feront boule de neige. «Je suis très fière de cette jeunesse consciente de la réalité et volontaire pour changer ce monde de surconsommation». Une expérience innovante qui a permis de développer d’autres compétences pour les jeunes, le travail en groupe, l’oral et le mixage son et ambiance « qui n’aurait pas pu se faire sans l’aide de mon collègue Sébastien Fontaine, informaticien au lycée ».

Les jeunes sont, eux aussi, très contents de leur réalisation. Zohra retient que « cela m’a permis de découvrir les problèmes environnementaux et sociétaux liés à l’industrie du textile que je ne connaissais pas» et Liam rajoute que « grâce à toutes nos recherches, j’ai changé de mode de consommation».

On ne peut que féliciter ce travail collectif des élèves du lycée Lucie Aubrac, qui illustre le rôle fondamental des établissements scolaires dans le façonnage de la citoyenneté de ce jeune public.

Réactions des jeunes suite à l’obtention du prix :

Zohra

Lisa

Liam

Contact : karine.boullay-bador@educagri.fr

 




Panique à la TransiSchool !

« Panique à la TransiSchool ! » est un outil pédagogique mis à la disposition des enseignant.e.s et des animateur·trice·s, pour sensibiliser les jeunes entre 11 et 15 ans.

Au travers d’un jeu d’enquête par équipe, les jeunes sont plongé·es dans les rouages de la mondialisation.

Cinq chemins, ponctués d’énigmes et d’indices à collecter, leur feront découvrir les enjeux associés à des univers de leur quotidien (petit-déjeuner, vestiaire, cantine, jardin, salle de bains).

Animé par une ou deux personnes, « Panique à la TransiSchool ! » permet aux joueurs et aux joueuses, en partant de leur quotidien, d’acquérir des connaissances sur le monde qui les entoure, de favoriser un esprit critique sur le système économique dominant, de découvrir les alternatives et surtout, de les inviter à passer à l’action pour participer à une transition écologique et solidaire !

« Panique à la TransiSchool ! » est un outil pédagogique innovant qui a été conçu et réalisé par la Fédération Artisans du Monde et Bio Consom’acteurs dans le cadre du programme Fair Future d’éducation au commerce équitable, avec le soutien financier de l’AFD.

Plus d’informations : https://www.transischool.org/

Pour commander le jeu : https://outils.artisansdumonde.org/nos-outils-educatifs/panique-a-la-transischool.html




Exposition itinérante « Dessine-moi l’écologie »

Le RED s’associe à l’association Cartooning for peace (créée par Plantu et Kofi Annan, Prix Nobel pour la Paix) pour diffuser et encourager l’organisation d’ateliers et de rencontres en lien avec l’Exposition itinérante « Dessine-Moi L’écologie » dans les lycées agricoles.

Information générale tirée du site de Cartooning for peace sur l’exposition, l’animation d’atelier et le guide pédagogique :

« Notre planète, et avec elle, toutes les espèces vivantes, sont en réel danger. L’urgence écologique est telle que nous ne pouvons plus l’ignorer. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tire la sonnette d’alarme : le réchauffement des températures au-delà de 1,5°C auront de très lourdes conséquences sur le climat, les espèces… Les preuves sont là, bien palpables, et les climato-sceptiques seront bientôt à court d’arguments. Vagues de chaleur inédites, sécheresses meurtrières, fonte des glaciers, montée des eaux, multiplication de catastrophes naturelles… le réchauffement climatique est le défi majeur de notre génération et, faut-il le craindre, de celles qui doivent encore venir. A quoi s’ajoutent toutes les problématiques liées à la pollution, à la raréfaction de l’eau, à l’utilisation des pesticides dans l’industrie agroalimentaire… C’est notre santé et notre survie qui sont en jeu ! Il est donc temps d’agir et d’interpeller nos gouvernements et pouvoirs publics pour prendre le problème à bras le corps.

C’est pourquoi Cartooning for Peace, réseau international de dessinateurs de presse résolument engagés dans la lutte pour l’environnement, créé pour la rentrée 2020 l’exposition itinérante « Dessine-moi l’écologie » à destination des collèges et lycées sur l’ensemble du territoire français avec le soutien de la MGEN.

Composée de 11 panneaux autoportants, l’exposition vient également répondre aux demandes des enseignants qui ont fait part à Cartooning for Peace de leurs besoins en matière de ressources pédagogiques sur l’environnement. Cette exposition aborde de manière ludique les enjeux liés à la pollution, à la gestion des déchets ou encore à la biodiversité afin de sensibiliser jeunes et adultes au dérèglement climatique et à les inciter à s’engager davantage en faveur d’un monde durable.

L’exposition est mise gratuitement à disposition des établissements scolaires (niveaux collège et lycée). Merci de contacter directement le coordinateur MGEN de votre académie : Liste coordinateurs MGEN »

Pour les lycées agricoles, il sera aussi possible de participer à plusieurs tournées de l’exposition en 2021/2022 en contactant le RED.

A télécharger :

Atelier rencontre dessinateur de presse

Formulaire demande atelier 2020-2021


Outils

Télécharger le livret pédagogique en cliquant ici

 

Découvrir l’exposition en ligne

 

Plus d’informations sur l’association, ses activités de solidarité internationale et ses autres outils sur : https://www.cartooningforpeace.org/




DÉGUSTONS ÉQUITABLEMENT

Cette animation, imaginée par le RED à partir du carnet de dégustation de Ethiquable (entreprise du commerce équitable), vise plusieurs objectifs :

  • Réfléchir aux impacts de nos actes de consommation sur les modèles agricoles et de commerce.
  • Prendre conscience des moteurs de nos choix de consommation.
  • Prendre conscience qu’une « éducation au goût » ou une meilleure connaissance des process est importante pour savoir apprécier des produits agricoles de qualité, labellisés ou de terroir.
  • Mieux connaître les cahiers des charges et les garanties apportées aux consommateurs par les différents labels sociaux, environnementaux, d’origine, de qualité (Equitable, Bio, IGP, AOP….)



Réinventer le monde

Réinventer le Monde est un programme pédagogique créé par l’Agence française de développement pour sensibiliser les jeunes au développement durable et à la solidarité internationale et leur donner envie de s’engager.

Conçu comme un voyage au cœur des Objectifs de développement durable, les participants débutent leur immersion par la découverte, en podcast, du quotidien d’habitants de la planète et des enjeux auxquels ils font face.

Accompagnés de leurs enseignants, les collégiens et lycéens ont la possibilité de participer à un concours de podcast pour raconter à leur tour leurs histoires d’un monde plus juste et durable.

Plus d’information, ressources et inscription au concours : https://www.reinventer-le-monde.fr/




« En-Road » + « Climate Action Simulation » : Un outil interactif en ligne et un jeu de rôle pour imaginer un monde sous les 2 °C de réchauffement en 2100

Photo : https://www.desmogblog.com/

Nous avions découvert l’outil C-Roads de Climate Interactive et du MIT (Michigan Institute of Technology) qui permet d’animer un jeu de rôle simulant une négociation climatique internationale : 6 groupes de pays (Chine, Inde, Pays en développement, UE….) négocient, deux groupes de lobbyistes s’activent (défense de l’environnement et des énergies fossiles) sous le regard de l’animateur représentant l’ONU qui organise les débats dans le cadre de la COP (Type COP 21).  Cet outil, dont vous trouverez tout le matériel de jeu de rôle (World climate – avec des traductions en français) ainsi que le simulateur sont disponibles en ligne ou à télécharger sur : https://www.climateinteractive.org/tools/world-climate-simulation/

Ici, nous vous présentons le nouvel outil de simulation En-Roads et le jeu de rôle associé Climate Action Simulation. Pour le moment le matériel de jeu n’est qu’en anglais.

Extrait traduit du site de présentation du jeu : « Climate Action Simulation est un jeu de rôle très interactif. Il utilise le modèle de simulation En-ROADS pour inciter un large éventail de participants à explorer les principales technologies et solutions politiques pour lutter contre le réchauffement climatique. Le jeu se déroule comme une simulation de sommet d’urgence sur le climat organisé par les Nations unies qui réunit des acteurs mondiaux afin d’établir un plan concret qui limite le réchauffement aux objectifs de l’accord de Paris. Ce jeu a un format ludique permettant à de grands groupes d’explorer les solutions au changement climatique et de voir ce qu’il faudrait vraiment pour relever ce défi mondial.

Une publication récente du Dr Rooney-Varga de l’UMass Lowell montre que la participation à la simulation d’action climatique améliore les connaissances des participants sur les mesures nécessaires pour faire face au changement climatique, stimule l’engagement personnel et émotionnel vis-à-vis des questions climatiques et donne aux participants le sentiment d’être en mesure de faire face au changement climatique.

 




Le Guide Ritimo – Low tech : face au tout-numérique, se réapproprier les technologies

Extrait de la présentation du guide sur la page où le guide est aussi téléchargeable en PDF : https://www.coredem.info/rubrique85.html

Plus d’info sur RITIMO et autres Guides :

https://www.ritimo.org/

Ce nouveau numéro de la collection Passerelle s’inscrit dans le cadre des réflexions, sociales et politiques, de plus en plus nombreuses autour de la question des low tech. Le terme, que l’on doit en bonne partie à l’ingénieur Philippe Bihouix et à son livre L’Âge des Low tech, soulève de plus en plus d’intérêt et fait l’objet de discussions foisonnantes et passionnantes.

Mais de quoi parle-t-on, exactement, quand on parle de low tech ? Cette notion de « basse technologie » incarne le contraste avec le high tech, ces technologies complexifiées en permanence. Smartphones, ordinateurs personnels, data centers, tablettes, objets connectés… Depuis les années 2000, les « nouvelles technologies » ont connu un essor qui a contribué à modifier notre monde de manière importante. Irruption d’Internet et des réseaux sociaux dans la vie sociale et politique, transmission de l’information en temps réel depuis les quatre coins du monde, virtualisation accélérée de l’économie, assistance de tous nos faits et gestes par des solutions numériques : les high tech se sont immiscées dans nos vies quotidiennes en un temps record. En moins de deux décennies, une poignée d’entreprises ont accaparé la production, la diffusion et le contrôle de ces technologies, en cherchant avant tout à capter des marchés en forte croissance, plutôt que d’adapter ces outils aux besoins concrets de la société.

Ce laps de temps très court rend difficile l’analyse collective de ces nouvelles problématiques, et des enjeux qu’elles soulèvent. Si la critique des high tech est plutôt largement partagée, la définition du concept de low tech est encore en débat. Terme assez flou pour englober des appréhensions différentes et des nuances importantes dans l’analyse, quelques critères centraux semblent pourtant mettre les militant·es et penseur·ses du low tech d’accord. Est low tech la technique qui est utile, durable et accessible/appropriable. Certain·es ajoutent également qu’elle est sobre, et utilise des matériaux locaux. Face aux limites que peut présenter le terme, de nombreux autres concepts (wild tech, small tech, slow tech, rebel tech, etc.) insistent sur d’autres aspects interconnectés et interdépendants de ce qui fait la critique de la technologie ultra-complexe, de ses modes de productions, de ses impacts sociaux et environnementaux, et sur les alternatives qui sont imaginées d’un bout à l’autre de notre monde. Si la présente publication se centre sur la notion de low tech, c’est parce que les réflexions critiques qui l’accompagnent, ainsi que la force du mouvement contemporain qui le porte, nous semblent un cadre approprié pour alimenter le débat montant, bouillonnant et enthousiaste. Par ailleurs, la centralité accordée aux technologies numériques tient à ce qu’elles représentent le cœur du modèle de « société high tech » et un marché en pleine expansion, et engage le rapport à la communication, interpersonnelle et sociale, et donc la dimension de l’organisation collective de nos sociétés. En ce sens, penser le low tech numérique permet de davantage problématiser notre rapport aux technologies dans un contexte où Internet joue d’ores et déjà un rôle absolument crucial.

Jacques Ellul disait que la technique mène le monde, bien plus que la politique et l’économie. Il s’agit ici, avant toute chose, de démonter le mythe de la neutralité technologique au nom de laquelle nos sociétés s’embarquent à marche forcée vers le tout-numérique. Dans cette publication, nous explorerons les enjeux que soulèvent les technologies numériques qui se complexifient à un rythme soutenu, les difficultés que cela présente et les possibles alternatives. Penser notre rapport aux technologies numériques au prisme de la notion de low tech nous oblige à poser la question de l’utilité sociale, la durabilité environnementale et l’appropriabilité politique de nos outils ; et à l’inverse, cela ouvre sur l’idée que c’est en reprenant la main sur les techniques, la technologie, les savoirs-faire, que se dessine l’émancipation de ce contrôle et l’autonomie pour subvenir aux besoins — ainsi que la construction d’une résilience collective face à la crise écologique et climatique grondante.




Photos et Expos #365Unpacked

Antoine Repessé

Extrait du site du projet : « Un photographe français, Antoine Repessé, originaire de Lille, a photographié pendant 4 ans près de 70m³ de déchets pour démontrer l’inutilité des emballages et ainsi nous interroger sur notre gestion des déchets.

Illustration photo et présentation issues du site de l’auteur : https://antoinerepesse.format.com/work

Né à Lille en 1979, Antoine Repessé est un photographe autodidacte.

Très tôt, il se lance dans des projets personnels de photojournalisme inspirés par des questions sociopolitiques. Ses voyages de Lille à la Roumanie, qui ont abouti à la production de « Bienvenue chez les Roms », à l’Inde et au Mali avec l’ONG Acauped l’emmènent vers d’autres horizons.

Son dernier projet, « 365 Unpacked », incite à la remise en question d’un enjeu de société majeur : la production de déchets au quotidien, traverse la réalité de l’image. »

Plus d’infos et contacts : https://antoinerepesse.format.com/work

A l’image de la série de photos et de l’outil pédagogique Hungry Planet associé il est facile d’envisager le même type de débat et d’échange à partir des photos de A. Repessé : Présentez votre photo ? Quel ressenti ? Quelles ressources ? Quelles solutions à mon niveau?

Antoine Repessé

Antoine Repessé

Antoine Repessé




La revue Sésame, une mine d’informations scientifiques pour construire des ressources pédagogiques sur les enjeux et débats actuels alimentaires et agricoles

Information extraite du site internet de Sésame : « Privilégiant le débat multi-acteurs et la veille analytique, son équipe a progressivement développé une ingénierie d’échanges et d’éclairage des controverses, mobilisant un large réseau de savoirs et d’acteurs : chercheurs, universitaires et formateurs de toutes disciplines, milieux agricoles, représentants associatifs, pouvoirs publics, etc.

La revue Sesame, héritière de l’ancien Courrier de l’Environnement de l’Inra, est le fruit d’une collaboration entre le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et de l’INRAE.

Son « ADN » ? Ainsi que l’indique clairement Philippe Mauguin, PDG de l’Inrae et directeur de la publication, dans son édito du premier numéro : « Sesame n’est pas un nouveau support de communication et n’ambitionne pas de porter la voix officielle de l’Inrae. Ce positionnement est souhaité et assumé ; il permettra le débat d’idées en confrontant les positions de personnalités de cultures et d’horizons variés ».

Naviguer dans Sesame

Bruits de fond. Panorama de tendances lourdes, de paradoxes, de décryptages.

Quel heurt est-il ? Instruction de conflits en cours, de controverses sociotechniques, de disputes.

Croiser le faire. Quand des acteurs sur le terrain se heurtent à des difficultés insoupçonnées qui peuvent révéler de nouveaux modèles ou de nouvelles questions.

À mots (dé)couverts. Pour capter et interpréter les signaux faibles et les impensés.

De l’eau au moulin. Pages ouvertes à l’expression des citoyens, des chercheurs, d’opérateurs économiques, associatifs sous forme de contributions, de tribunes libres… Après validation de la rédaction, ces papiers pourront être publiés dans la revue papier ou sur le blog pour les plus longs. »

Exemple d’article valorisable dans une séance pédagogique (Quels sont les problèmes soulevés ? Quelle est la thèse de l’auteur ? Résumez les principaux arguments ? Créer une carte mentales avec les causes et les conséquences du problème évoqué ?…..) : Manger Durable – Nicolas Bricas

Les revues sont disponibles en téléchargement en PDF et n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter ou de suivre Sésame sur twitter ou facebook




L’association Lafi Bala présente ses nombreux projets d’éducation à la citoyenneté avec des classes de lycée

Le festival de films documentaires ALIMENTERRE piloté au niveau national par le CFSI (Comité Français pour la Solidarité Internationale) se tient chaque année du 15 octobre au 30 novembre depuis 2007. Des milliers d’événements sont proposés dans 600 communes de France et 12 pays autour d’une sélection annuelle de 8 films documentaires offrant un autre regard sur le monde et les dérives de notre système alimentaire mondialisé. Le festival ALIMENTERRE part à la rencontre de celles et ceux qui s’engagent pour une alimentation durable et solidaire, ici et dans le monde.

Sur plus de 1 300 événements à l’échelle globale l’an passé, plus de la moitié ont été organisés en milieu scolaire : projections-débats, ateliers, marchés, conférences…  Cela peut prendre de multiples formes et s’inscrire dans un projet qui court sur l’année scolaire. Un tel succès ne pourrait voir le jour sans le concours d’enseignant·es impliqué·es qui articulent les projections avec leurs référentiels.

Sur notre territoire d’Est Occitanie (ex région Languedoc-Roussillon) où l’association Lafi Bala est coordinatrice régionale depuis la création du festival, 1000 jeunes ont « vécus » le festival. Le film est un support intéressant pour sensibiliser à nos thématiques. Images et sons permettent d’aborder des sujets, parfois complexes, de façon concrète. Adapté à une société de l’image où les écrans prennent de plus en plus de place, nous nous informons en majorité par ce biais. Voir, entendre, prendre le temps de cheminer dans une histoire… Le film est un outil idéal pour s’imprégner de la vie des autres, en particulier sur des réalités qui se passent à l’autre bout du monde, ceci est un objectif important dans le travail de l’association.

Zoom sur un projet …

A titre d’exemple, nous avons organisé plusieurs séquences d’animations en direction d’une classe de terminales ES du Lycée Jean Monet de Montpellier autour du film l’empire de l’or rouge de Jean Baptiste Mallet, faisant partie de la sélection 2018. Des confins de la Chine à l’Italie, de la Californie au Ghana, Jean-Baptiste Malet a mené une enquête inédite sur l’industrie de la tomate transformée. Il a rencontré traders, cueilleur·ses, entrepreneur·ses, paysan·nes, généticien·nes, industriel·les.

L’objectif des professeures d’économie et d’histoire était que les élèves acquièrent des connaissances sur ce sujet et organisent et animent une projection débat de ce film auprès de 60 élèves du lycée.

Nous sommes donc intervenues sur une première séance dans le but de doter les élèves de connaissances sur notre système alimentaire globalisé afin qu’il·elles puissent ensuite voir le film enrichi·es de notions et de concepts fondamentaux. Nous avons donc joué au « jeu de la ficelle » (http://www.quinoa.be/je-minforme-3/outils-pedagogiques/jeu-de-la-ficelle/), jeu interactif qui permet de représenter par une ficelle les liens, implications et impacts de nos choix de consommation. Cela offre un éclairage sur les relations entre le contenu de l’assiette moyenne et diverses problématiques comme la qualité de l’eau, la dette extérieure d’un pays du Sud, la malnutrition, le réchauffement climatique ou les conditions de travail d’un·e ouvrier·ère au Costa Rica. Cette première intervention s’est clôturée par un débat mouvant sur la thématique, afin que les jeunes étayent leur opinion et travaillent leur argumentation sur le sujet mais qu’il·elles entrevoient aussi une première forme d’animation de débat.

La seconde séance a commencé par la projection du film, suivie d’échanges et d’éclaircissement sur cette filière tomate. Ont ensuite été présentées aux élèves diverses formes de débat (boule de neige, world café). S’en est suivi un échange sur la posture de l’animateur·rice et les clés pour un débat réussi.

La classe a donc mis en pratique ces apprentissages auprès de leur pair·es la semaine suivante. Elle a animé, après la projection, un moment d’échange avec leurs camarades, suivi d’un débat mouvant avec des items créés avec leurs enseignantes.

Ce déroulé et cette mise en situation ont permis à cette classe d’aborder, par le jeu, des concepts qu’ils·elles étudieront en économie durant leur année de terminale, d’aiguiser leur point de vue et leur capacité à débattre, à animer.

Nous avons également animé une séquence pédagogique auprès de 5èmes du lycée La Gardiole à Gigean co-créé avec l’enseignante de SVT pour suivre le film Cousin comme cochon, de Mathurin Peschet. Son constat, sa région abritant près de 3 millions d’habitants produit près de 14 millions de porcs par an, mais on ne les voit pas… Après un court débat, les élèves, via un jeu d’enquête que nous avions conçu pour l’occasion, ont retracé la vie d’un porc en élevage conventionnel et biologique. Une  séquence de lecture d’emballages leur a permis de se questionner sur la traçabilité, l’ultra transformation, les diverses filières sur le marché, les labels. Nous avons terminé notre après-midi par une dégustation de jambon cuit à la couleur bien particulière, sans nitrites.

 

Les jeux, compléments incontournables de projets réussis….

Lafi Bala conçoit et édite des outils pédagogiques qu’elle anime, en particulier des jeux de rôle. Le jeu permet de se mettre à la place de « l’autre » pour mieux le comprendre.
Comprendre le point de vue de l’autre pour se forger le sien. Favoriser l’apprentissage par les pair·es est une méthode que l’on affectionne car elle permet une modification du rapport de l’apprenant·e au savoir, elle favorise également l’émergence des savoirs informels, c’est un partage qui renforce également les modalités de collaboration et la confiance en soi.

Chaque année, nous établissons et diffusons une liste d’outils pédagogiques (photolangages, jeux de rôle, jeux de plateau, mises en situation…), dont une majorité en libre téléchargement pour un accès à tous·tes, pour chaque film de la sélection du festival. Cela afin que les enseignant·es puissent soit introduire la thématique du film en amont ou continuer la réflexion amorcée par le film après projection. Nous nous tenons à la disposition des enseignant·es pour co-construire des séquences par le biais du soutien de la région Occitanie. N’hésitez plus !

Caroline & Marie

Animatrice ASSOCIATION LAFI BALA

Coordinatrice régionale Festival AlimenTERRE

Plus d’infos et de contacts : http://www.lafibala.org/


Par ailleurs il peut être intéressant de dire en complément que Le RED et LAFI BALA c’est une riche histoire commune avec de nombreuses collaborations et des liens d’amitié  forts qui perdurent. De nombreux outils d’ECSI et journées événements dans de nombreux lycées agricoles au niveau national ont été suivis et élaborés ensemble : Les jeux de la banane, de la pêche, du cacao, planète alimentation, Tzigani drom……

Enfin, ce type de partenariats (lycée – associations) peuvent être financés dans le cadre de projets soutenus par les collectivités locales (Conseil Régional – projets éducatifspour les lycées) et du dispositif Tandems-solidaires pour certaines régions.