LE JEU DES CARTES

/ Boite à outils

Le jeu des cartes est un recueil d’outils de formation et de sensibilisation destiné à un public de jeunes à partir de 12 ans. Il vise à prendre conscience de nos représentations du monde.

Origine et objectifs

Le jeu des cartes est un recueil d’outils de formation et de sensibilisation destiné à un public de jeunes à partir de 12 ans. Il vise à prendre conscience de nos représentations du monde.

Le jeu des cartes a été créé par le RED sur une idée d’Olivier Riou (sociologue) à partir de cartes géographiques que l’on peut se procurer dans le commerce.

Le jeu des cartes permet de :

– Prendre conscience que nous avons des repères et que nous en avons besoin

– Prendre conscience que nos repères ne sont pas universels

– Prendre conscience que notre représentation du monde est orientée.

Ce jeu ne nécessite aucune connaissance préalable du monde ou de la cartographie.

Pour aller plus loin, une connaissance des grands déséquilibres mondiaux est importante.

 

Etapes

Le jeu de ballon : 1° phase

  • Placer les participants en arc de cercle afin qu’ils se voient.
  • A l’aide de la mappemonde, demander à un participant d’indiquer à l’ensemble du groupe dans quel pays il a déjà voyagé (ou dans quel pays il a envie de voyager).
  • Insister sur le fait qu’il doit bien faire comprendre ou se trouve cet espace géographique.
  • Donner le ballon à un autre participant avec la même question, ou demander a celui qui vient de présenter ses voyages d’envoyer le ballon à un autre participant.
  • Prenez la précaution de donner la mappemonde en la présentant dans n’importe quel sens. Si l’on dispose du ballon, on peut aussi envoyer le ballon en l’air vers un autre participant.
  • Réaliser cela avec une dizaine de participants ou tous les participants (suivant le temps disponible)
  • Si on ne dispose pas de mappemonde, prendre une boussole et demander d’expliquer son fonctionnement.

 

Le jeu de ballon : 2° phase

L’animateur choisit un participant et lui demande de venir au centre. Il lui donne le ballon « à l’envers » ou « de travers » et lui repose la même question. Dès le début de la réponse, l’animateur reprend le ballon et recommence. Puis, il demande au public de réagir : « Qu’observez-vous ? » ou «  Pourquoi je fais cela ? ». Ceci jusqu’à ce que la réponse arrive : « on retourne le ballon pour mettre le nord en haut ».

Réflexions et prolongements

1° analyse : nous avons besoin de repères

L’animateur explique que la terre n’est pas naturellement orientée. Que l’axe de rotation de la terre est incliné sur le plan de l’écliptique (par rapport à l’ellipse que la terre décrit autour du soleil). Pour communiquer, nous utilisons un langage commun. Si je décris avec le nord en bas, je suis un peu perdu, et je ne me fais pas comprendre. C’est un repère commun, indispensable à la communication. Que nous avons l’habitude de placer le Nord au dessus du Sud ! Avec toute la symbolique que cela comporte.

Avec la boussole, « le Nord attire » ? « Le Sud repousse » ? ?

En fait, l’aiguille s’oriente dans un champ magnétique. Qui attire et qui repousse ? Ce ne sont que des conventions.

 

Placer les participants face à l’écran

Le montage avec les cartes.

Projeter le montage, avec les commentaires. (Ou utiliser les planisphères)

2° analyse : nous avons des représentations faussées

La représentation habituelle du planisphère nous convient bien car nous en avons l’habitude, même si cette représentation déforme largement la réalité. Elle induit une sensation de domination et de supériorité. Mais elle rassure.

Afficher les planisphères : Projection de Mercator, celle de Peters, et celle des verts : « la terre à l’envers ».

3° analyse : nous avons des représentations faussées – suite –

Présenter alors la fin du diaporama avec différents élevages. Quel est notre repère ? Qu’est-ce qu’un élevage laitier pour nous ?  Vous pouvez aussi adapter le montage à d’autres problématiques.

Si les élevages du monde doivent évoluer vers notre modèle, pourquoi ne devrions-nous pas évoluer vers la ferme verticale

 

Nous avons des représentations qui sont construites par les images, les clichés que la société véhicule. L’Afrique est pauvre, avec de nombreux enfants sous alimentés, des cultures anciennes préservées, une solidarité « culturelle », des détournements, mais avec des grands fauves, des paysages désertiques, …

 

Prendre conscience de ses représentations avant de partir doit permettre d’ouvrir la tête, de vider un peu la calebasse afin qu’elle puisse se remplir.

« Si tu arrives avec une calebasse pleine, tu ne pourras la remplir avec l’eau que l’on t’offre ».

Il faut insister sur l’importance des repères pour nous situer et comprendre notre environnement. C’est ce qui nous permettre de tenir debout.

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