Exposition LAKABO : Campement Pygmée BAKA au Cameroun

/ Boite à outils

Réalisé par un enseignant de Pamiers (09)

Origine et objectifs

Depuis 2005, Le club UNESCO du LEGTA de Pamiers conduit des missions de coopération dans le sud est du Cameroun, en région de forêt tropicale, missions qui sont directement liées à l’action de l’association 09 Cameroun, laquelle propose les projets, facilite la préparation et la réalisation des opérations sur le terrain, notamment en affectant un responsable de chantier.

Depuis 2010, nos missions consistent systématiquement à réaliser un chantier de construction au profit du campement Pygmée Baka de Lakabo, situé en pleine forêt à 40 kms de la petite ville d’Abong Mbang. Peuple de chasseurs-cueilleurs, les BAKAS sont aujourd’hui dans une situation très délicate : leur espace de vie, la forêt, se réduit, victime de l’appétit des compagnies forestières et des planteurs-élites de Cacaoyers ou de palmiers, leurs  droits politiques et sociaux sont très mal reconnus, leurs relations avec les voisins Bantous deviennent toujours plus serviles….En clair, leur mode de vie est clairement menacé.

C’est donc pour participer, à notre mesure, à l’amélioration de leurs conditions d’existence que nous faisons ces travaux. Depuis 2005, Nous avons pu ainsi construire 2 écoles, 2 maisons destinées aux instituteurs, aménager le point d’eau, réhabiliter un hébergement destiné à de jeunes enfants Baka à Abong Mbang, et ceci lors de missions réalisées sur une dizaine de jours, à un rythme annuel ou bisannuel. La dernière  mission,   consacrée à la réhabilitation du  dispensaire le plus proche du campement, et à l’installation de panneaux solaires à Lakabo, est déjà lointaine !

Au-delà de cet objectif de développement, participer à cette aventure offre bien évidemment la possibilité de s’immerger dans une autre réalité, dans toutes ses dimensions, et d’en savoir un peu plus sur la sagesse de ce peuple, et qui sait, d’en tirer de précieux enseignements pour nous-mêmes…  Mais aller à Lakabo, c’est aussi en ramener des images ! Les meilleures sont proposées dans une expo photo itinérante, une galerie de portraits de vies qui sont  à décrypter autant qu’ils nous questionnent. Posture utile en des temps  particulièrement sujets à nos propres interrogations.

Etapes

Question à Régis Dupuy, enseignant et auteur de l’exposition :

Peux-tu nous parler d’une exposition photo sur le campement Pygmée Baka que tu proposes de faire tourner et de présenter dans les lycées agricoles intéressés ?

C’est projet qui me tient à cœur ! Cette expo est composée de 45 à 50 cadres en formats différents, de 70×100 à 13×18, partie en couleur, partie en noir et blanc. On peut se demander pourquoi une telle diversité de formats, tout simplement parce qu’elle répond aux objectifs des « images », certaines ont besoin d’intimité et ne se donnent à voir qu’en s’approchant tout près, ce qui nous oblige à aller à leur rencontre, à se mettre à leur hauteur ; d’autres, au contraire, en imposent par leur taille et la force du message qu’elles délivrent, et, en couvrant le bruit de leurs voisines, ce sont  elles qui mobilisent notre premier regard et qui, généralement, l’impriment.

Pourquoi de la couleur et du noir et blanc ? La réponse est essentiellement esthétique, certaines lumières subliment les  verts et  les bruns, mais aussi les détails des expressions, si bien que qu’il serait dommage de ne pas les laisser parler dans ces moments propices ; en contrepartie, le choix du noir et blanc a lui aussi un avantage, celui de   simplifier les messages et, en quelque sorte,  de les sanctuariser… mais, par réaction, assez souvent, cela  nous conduit à avoir envie de découvrir la complexité qui se cache derrière la simplicité.

J’aurai du commencer par là, les photos sont majoritairement des scènes de vie, elles sont donc consacrées aux acteurs eux-mêmes, les Pygmées Baka dans leur vie quotidienne, il s’agit  de « portraits » collectifs ou de « portraits » individuels. Portraits entre guillemets, parce qu’il ne s’agit pas de portraits formels comme on pourrait encore l’entendre, bien évidemment.

Reste à justifier le choix de sujet ! deux raisons,  d’abord parce que membre de l’association 09 Cameroun, j’avais  dans mes missions le suivi de l’activité de l’association et des partenaires locaux du campement Baka de Lakabo ; ensuite parce que avec apprenants et collègues nous avons mené beaucoup de projets destinés à ce campement, in situ.

Cela ne se voit pas, parce que nous avons toujours l’impression que la durée n’existe pas dans une expo photo, mais ici,  la durée  est bien présente, elle est précisément de 15 ans.

En termes pratiques, il faut un minimum de surface d’exposition pour accrocher les cadres. En général les grilles mobiles d’expo sont la solution la plus simple.

Je me déplace pour le transport et l’accrochage…et ensuite le décrochage. La durée optimale d’exposition est autour de 15 jours, voire 3 semaines.

Je peux aussi intervenir en cours à la demande  d’un collègue, ou de plusieurs, bien entendu, qui souhaiteraient en savoir davantage sur la vie des Pygmées Baka au sud Cameroun.

Contacts : regis.dupuy@educagri.fr

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